Nos jeux : La bande des porcelets (Rüsselbande)

J’essaie de me souvenir du premier jeu par le biais duquel grand loukoum a appris à Imagecompter, ou du moins à identifier les nombres d’un dé. Je crois que c’est celui-là et c’est à posteriori qu’on a réalisé que le fait de jouer avec 1 dé, puis 2, lui a permis d’intégrer la logique des chiffres et des additions.

Donc : c’est un jeu de course, c’est amusant, c’est coloré et la grande astuce réside dans l’empilement des cochons : lorsqu’on arrive sur le même point que son camarade, on lui grimpe sur le dos! Et bien sûr, lorsque le camarade en question lance le dé, il fait avancer le(s) cochon(s) du dessus avec lui. On peut y jouer de 2 à 7 joueurs, plus on est, plus on rit. A 2 joueurs, il vaut mieux prendre chacun 2 cochons. Le dé va de 1 à 4, parfait pour commencer.

On y a beaucoup joué, et si la règle dans sa totalité a – dans notre cas – été fluide à 4 ans, on a commencé à l’utiliser vers 3 ans. En effet, les tuiles qui forment le chemin s’assemblent comme un puzzle, activité en soi, et on peut toujours laisser les subtilités des règles de côté (selon qu’on est en arrière ou pas sur certains numéros on peut rejouer, déplacer la première tuile…) et faire une course standard comme dans « Allez les escargots ».

En prime, on peut poser les cochons en équilibre les uns sur les autres et faire de très jolies tours de porcelets! Des configurations sont même proposées dans la boite de jeu.

Et par la même occasion donc, s’imprégner des nombres.

Références : La bande des porcelets (Rüsselbande) d’Alex Randolphs, édité par les Drei Magier Spiele. (Résumé sur Tric-Trac et sur BoardGameGeek).

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Confiture soleil (ou miel de pissenlit)

Voici 3 semaines que nous avons fait cette confiture, et je regrette déjà de n’en avoir fait qu’une volée!

A côté de chez nous, il y a quelques jardinets qui ne sont aspergés d’aucun produit et, en avril, des pissenlits les inondent. Par chance, les propriétaires sont très heureux de nous laisser les délester de ces fleurs avant qu’ils ne passent la tondeuse! Me voici donc avec mes 2 petits mousses entrain de remplir un grand sac de pissenlits d’un jaune éclatant, cajolés par le soleil et en conversant dans mon allemand approximatif avec ces voisins fort sympathiques. Une belle et joyeuse récolte!

De retour à la cuisine, les mousses, toujours aussi motivés, m’ont aidée à séparer les fleurs des tiges pour les mettre dans des grands saladiers… boulot long et fastidieux! Certains enlèvent juste les pétales jaunes de la fleur; pour notre part, nous n’hésitons pas à laisser la collerette verte si elle s’arrache avec : le goût n’est pas amer et la couleur de la gelée reste très jolie. Et toutes ces fleurs, en plus d’une heure, nous ont seulement donné un petit 600g, mais un 600g concentré de promesses gourmandes!

Voici la recette que nous avons utilisée:

  • 600 g de fleurs de pissenlits
  • 1,2 kg de sucre (nous mettons du sucre brut)
  • 2 citrons biologiques coupés en gros dés
  • 2 pommes biologiques coupées en gros dés
  • 2,4 litres d’eau

Mettre tous les ingrédients dans une grosse marmite et faire bouillir 2mn puis mijoter à feu moyen durant 1 heure. Laisser reposer un bon 12 heures (ici la préparation était finie en fin d’après-midi et on a laissé reposer jusqu’au lendemain matin) puis passer la potion à la passoire. Nous on aime bien avoir quelques pétales mélangées à notre miel, mais si vous voulez un miel translucide filtrez plutôt la potion au tamis. Remettre la potion ainsi filtrée à feu doux 1 à 2 heures – sans couvercle – pour faire réduire le liquide. Mettre en pot (là nous avons eu 4 pots standards + 1 petit pot) et déguster! Cette confiture a vraiment une texture de miel et un goût de fleur merveilleux. Si vous préférez une version en gelée, rajoutez 4 à 6 grammes d’agar agar 5 mn avant la fin de la 2ème cuisson (donc lorsque le liquide est filtré) et faites bouillir 1 ou 2 minutes.

J’ai découvert la recette de ce miel dans un livre dont nous sommes amoureux : La cuisine de la reine des prés. Je trouvais cependant que leur version avait trop de sucre, d’où quelques modifications personnelles.

Ce livre est magnifique : plein de recettes amusantes suivent les saisons et explorent ce qu’on peut trouver dans les champs, jardins, dans la forêt… Nous avons aussi de la même série La cuisine de Robin des bois, et à eux 2 ils nous permettent de découvrir les plantes de façon très ludique et de faire des mets gourmands et hors du commun. Tant qu’à être dans nos outils de découverte, pour compléter ce thème des plantes et des saisons, nous avons aussi le livre Les plantes qui puent, qui pètent, qui piquent. Ce dernier, grand loukhoum le feuillette régulièrement juste parce qu’il l’amuse et l’intéresse et c’est celui qui le motive le plus à observer les plantes et fleurs au jour le jour. Parenthèse des livres fermée!

Bon appétit!

Ressources et questionnements – homeschooling à Bern

CheminNous débutons l’aventure du homeschooling pour de nombreuses raisons, rejoignant toutes ce désir de vivre nos rêves et nos valeurs.

Cela commence poétiquement par le dédale légal. En Suisse, chaque canton a ses propres règlements. Nous vivons à Berne, et il semblerait qu’une lettre parentale indiquant notre choix suffirait à procéder à la désinscription. A suivre donc.
D’autre part, la peur de l’isolement me titille, pour mes enfants et pour moi. La richesse des apprentissages vient aussi des partages et si j’ai des forces en sciences, à terme, je risque de manquer de profondeur dans d’autres thèmes. J’adorerais créer des échanges d’ateliers avec d’autres familles. En parallèle des renseignements légaux, je cherche donc à tisser un réseau de familles qui vivent l’instruction à la maison. Entre autres forums, je me suis inscrite comme membre à l’association éducation à domicile Suisse qui donne accès à un forum, mais aussi à une liste des homeschoolers voisins ainsi qu’une aide dans les démarches.
Aussi, des rencontres régulières se font dans chaque canton. Pour Berne, il y a une rencontre en salle de gymnastique deux matins par mois et, une fois par mois, une famille accueille les homeschoolers mais aussi les gens qui s’intéressent à l’instruction en famille et qui veulent simplement rencontrer d’autres personnes qui vivent cela. Plus d’informations ici.

Ce qui me laisse confiante que cette nouvelle route va être pleine de nouvelles rencontres et de beaux échanges!

Edit quelques semaines plus tard!

Pour déscolariser ses enfants dans le canton de Berne, il suffit de remplir un formulaire. Pour cela contactez l’inspecteur de votre périmètre :

http://www.erz.be.ch/erz/de/index/kindergarten_volksschule/kindergarten_volksschule/schulaufsicht/regionale_schulinspektorate1.html

Ce formulaire, en dehors de vos renseignements personnels, demande aussi la description du lieu dans lequel se passera le homeschooling (en général à la maison!). Il faut aussi une enseignante ou un enseignant de référence : quelqu’un qui possède un diplôme d’enseignant, peu importe le niveau, venant d’une école pédagogique suisse. Cela peut être vous-même ou une personne que vous connaissez ou même que vous contactez par voie indirecte.

L’inspectrice vous téléphonera après avoir reçu votre dossier afin de discuter (bien agréablement) avant d’accepter et vous fera une visite durant l’année scolaire.

Par où on commence?

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Toucher, vivre, partager sur des sujets qui touchent de près l’amour, le partage… Nous avons soif de simplicité volontaire, car nous en arrivons à perdre de vue notre essence, nos valeurs, notre envie de voir grandir nos enfants avec amour. Cet amour on veut le dépoussiérer, lui rendre ses couleurs, sa douceur, ses rires. Il y a forcément des connections entre les gens, nous sommes des êtres humains, nous vivons sur un planète et avons les mêmes besoins pour vivre, la même envie de bonheur.

Alors, par où on commence? Comment fait-on pour changer notre relation à la consommation. Par la nourriture, et cette image du corps, de comment les repas sont préparés, les courses faites, dans un tumulte d’économie, de biologique, de local, dans un tas de cartons, de plastiques, de promotions et de fatigue. J’ai habitué mon corps à manger sucré, gras, beaucoup. Mes émotions vivent dans l’oubli de la satiété. Personne n’est obèse dans notre maisonnée, mais cette attention au corps que je porte m’insupporte. Je vois mon gras comme le signe de mon inaction, et de ma paresse, comme l’oubli que le soleil, les couleurs, l’amour passent par un décrassage de toutes ces habitudes.

Les relations avec mes enfants, avec mon mari, qui sont écrasées par le rythme, par les rêves, par les envies d’autre chose. J’ai besoin de respirer, de faire le vide autour de nous, de nous centrer sur le vrai.

Et cette relation au virtuel, qui fait écho à ma consommation, cette lucarne sur les autres, cette paresse facile…

Il est des processus qui rapprochent de soi, qui permettent de vivre l’amour sans aigreur, sans souvenirs lourds, et qui permettent de ne plus crier à nos proches qu’on les aime, mais de les toucher avec douceur. Alors c’est parti pour une nouvelle aventure!