Fabriquer une place de jeu

IMG_7757Nous avons donc déménagé il y a déjà 1 an. Dans une coopérative écologique et avec une forte envie commune de partager notre quotidien. C’est un atout qui s’est rajouté à notre décision de joindre cet endroit. Il est vrai que la vie sociale et ce qu’on appelle l’intégration se fait de soi habituellement et, à mon avis, ne nécessite pas de structure scolaire. Mais nous sommes immigrants, nous ne parlons pas la langue d’ici et de fait n’avons pas d’amis de longue date. Tout un réseau est donc à construire, et la langue sera un prérequis inévitable à l’intégration de nos enfants. IMG_7696

Un des projets qui se bâtit ici est la place de jeux. Ce samedi plusieurs familles ont mis les mains dans le bois et 2 superbes structures ont pris place dans notre communauté : un château de palettes et un tipi de branches.

Comme les Château de palettebâtiments de la coopérative sont tous neufs, des gens prévoyants ont amassé au fur et à mesure les palettes et morceaux de bois que les entreprises de construction  voulaient bien nous laisser. Au bout d’un an, nous avons une montagne de palettes! Voilà donc la base de ce château, qui n’est pas encore fini mais qui sert déjà quotidiennement aux histoires chevaleresques des enfants.

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IMG_7718Pour le tipi, un groupe est allé en forêt avec des remorques de vélo et une petite carriole pour rapporter de grandes branches. Pour la construction ajoutez de l’imagination, plusieurs essais et de la bonne corde. Magnifique!

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Les enfants ont participé au même titre que les adultes aux constructions et tout le monde a eu beaucoup de plaisir.

Ce que nous gardons de ces constructions, en plus d’avoir des espaces de jeux, est un attachement et une identification au lieu. Cela a tellement de sens d’impliquer les enfants dans le quotidien de nos vies, dans la rénovation de notre appartement ou dans le simple rangement, dans l’aménagement des pièces. Cela m’a aussi fait repenser à ces familles qui pratiquent les réunions de paroles pour les règles et décisions de tous, mais aussi pour parler des problèmes ou des satisfactions de chacun. Je ne sais pas encore comment mettre cela en place, j’aimerais beaucoup entendre les expériences de ceux qui le font.

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Par où on commence?

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Toucher, vivre, partager sur des sujets qui touchent de près l’amour, le partage… Nous avons soif de simplicité volontaire, car nous en arrivons à perdre de vue notre essence, nos valeurs, notre envie de voir grandir nos enfants avec amour. Cet amour on veut le dépoussiérer, lui rendre ses couleurs, sa douceur, ses rires. Il y a forcément des connections entre les gens, nous sommes des êtres humains, nous vivons sur un planète et avons les mêmes besoins pour vivre, la même envie de bonheur.

Alors, par où on commence? Comment fait-on pour changer notre relation à la consommation. Par la nourriture, et cette image du corps, de comment les repas sont préparés, les courses faites, dans un tumulte d’économie, de biologique, de local, dans un tas de cartons, de plastiques, de promotions et de fatigue. J’ai habitué mon corps à manger sucré, gras, beaucoup. Mes émotions vivent dans l’oubli de la satiété. Personne n’est obèse dans notre maisonnée, mais cette attention au corps que je porte m’insupporte. Je vois mon gras comme le signe de mon inaction, et de ma paresse, comme l’oubli que le soleil, les couleurs, l’amour passent par un décrassage de toutes ces habitudes.

Les relations avec mes enfants, avec mon mari, qui sont écrasées par le rythme, par les rêves, par les envies d’autre chose. J’ai besoin de respirer, de faire le vide autour de nous, de nous centrer sur le vrai.

Et cette relation au virtuel, qui fait écho à ma consommation, cette lucarne sur les autres, cette paresse facile…

Il est des processus qui rapprochent de soi, qui permettent de vivre l’amour sans aigreur, sans souvenirs lourds, et qui permettent de ne plus crier à nos proches qu’on les aime, mais de les toucher avec douceur. Alors c’est parti pour une nouvelle aventure!